Les Chouans

La Vendée à travers l'histoire   

La Vendée à travers l

La mémoire, force de vie et de culture

Un patrimoine monumental d'une exceptionnelle richesse, des parcours historiques, des lieux d'épopée mis en scène. 

Il est des lieux, des personnages qui permettent de comprendre l'identité d'une région, son âme, découvrir ses périodes de rayonnement, ses drames, percer quelques-uns des secrets de la grandeur de ses monuments et de ses paysages...

        
 La Vendée, dès l'ère préhistorique, fut un foyer intense d'activités humaines, de vie intellectuelle et spirituelle. Au-delà  de ses trésors mégalithiques, elle porte encore l'emprunte des immenses travaux qui creusèrent les canaux de sa 'Venise Verte', dévoile un exceptionnel cortège de 'logis', forteresses et abbayes où planent les ombres d'Aliénor d'Aquitaine, de Richard Coeur de Lion, de Rabelais, de Richelieu, du père de Montfort, de Réaumur et de bien d'autres...
         

Au cœur de cette histoire s'inscrit encore la Vendée de 1793, de ces temps dramatiques où l'on voit un peuple prendre les armes au nom de la liberté de conscience et vivre un véritable martyre.
Ce sont ces grandeurs et ces stigmates qui font la mémoire de la Vendée. Une mémoire devenue source de vie et de culture.

 En mariant l'architecture et les techniques scénographiques les plus actuelles. En faisant revivre les grandes heures de son histoire. En balisant cette terre de parcours et de lieux au pouvoir d'évocation unique. Ici, la mémoire n'est pas un culte, mais une semence féconde !
 
La Guerre de Vendée : La Chouannerie

La chouannerie bretonne fut essentiellement une réaction anti-révolutionnaire, spontanée, non idéologique, nourrie de désillusions économico-politiques puis religieuses après l'espoir des premières réformes de 1789 qui provoqua une réaction hostile au sein du clergé soutenu par une grande partie de la population paysanne. Les paysans se regroupèrent et portèrent des pétitions aux autorités. Des échauffourées éclataient régulièrement, toujours matées par la Garde Nationale, constituée de jeunes aventuriers zélés, étrangers pour beaucoup à la société rurale, voire à la Bretagne elle-même. A côté de cette hostilité paysanne anti-révolutionnaire, la noblesse restée sur place organisa un mouvement contre-révolutionnaire plus politique destiné à rétablir le pouvoir royal, les privilèges des ordres, des provinces, des corporations, de l'Église. en attendant l'armée des Princes.
La conscription de 1793 pour défendre les frontières françaises déclencha une grande insurrection dans les campagnes du Poitou (Vendée) et de Bretagne notamment.
Si en Poitou, l'insurrection s'organisa en armée avec l'encadrement d'une partie des nobles et officiers, elle resta en Bretagne une jacquerie vite matée par la Garde Nationale épaulée par les troupes régulières.      La chute de Robespierre marqua une période d'apaisement, la liberté des cultes fut rétablie, mais les chefs chouans voulaient poursuivre la guerre.

La deuxième chouannerie (1795 - Quiberon - 1796)

                             soldat républicain                
Le 27 juin 1795 débarqua à Quiberon une armée de plus de 5 000 hommes transportés par la flotte anglaise rejointe par les nombreuses hordes chouannes.
           Les troupes du général Hoche décimèrent aisément cette armée hétérogène au commandement divisé (2 000 morts, 5 à 6 000 prisonniers, 750 condamnés à mort). 
           Après ce désastre, une paix éphémère ponctuée d'actes de guérilla sporadiques autour de chefs bien implantés comme Cadoudal,fut suivie d'une reprise des combats en 1797, lorsque les monarchistes modérés, qui venaient d'emporter les élections, furent renversés par Barras soutenu par Bonaparte (coup d'état du 18 fructidor).

La troisième chouannerie (1797 - 1799)

Les persécutions religieuses reprirent avec vigueur, les réfractaires furent déportés. Cadoudal organisa la rébellion en Bretagne, Maine et Normandie, soutenue par une population exaspérée.
            Les hordes chouannes furent encadrées par des officiers nobles qui en firent une véritable armée, coordonnant les actions, définissant une stratégie : prendre les villes en direction de Paris (Nantes, Le Mans...).
             Le retour de la conscription en 1799 favorisa encore l'adhésion des populations. Mais l'arrivée de renforts républicains puis le coup d'état de Bonaparte et sa politique de fermeté mirent un terme à la chouannerie. Après avoir échoué à Vannes en octobre 1799, Cadoudal signa la paix avec le général Brune le 14 février 1800 à St Avé (château de Beauregard). Mais cette paix ne fut pas respectée par les républicains.

La résistance de Cadoudal
Après ses rencontres avec Bonaparte, Cadoudal qui avait refusé les grades que le Consul lui offrait, s'embarqua pour l'Angleterre pour y chercher du soutien puis revint continuer ses coups de main et attentats dans son fief autour de Locoal avant de revenir à Paris où il fut arrêté avec une douzaine de ses fidèles pour avoir comploté avec Pichegru contre Napoléon.
Refusant la grâce de Napoléon, il fut exécuté le 25 juin 1804 en place de Grève, après avoir prononcé ces paroles : 'Mourons pour notre Dieu et notre Roi', reprenant la devise des insurgés vendéens.
Son corps fut remis aux étudiants en médecine. Ses descendants furent anoblis par Louis XVIII et sa ferme de Kerléano fut transformée en manoir.
 

Arrestation de Cadoudal

LES GUERRES DE VENDEE  
1793 Passage des Colonnes Infernales.

Le château de Saint Mesmin fut une des premières étapes des colonnes. Un détachement incendia le château, mais seul le donjon et une partie des communs furent brûlés.
1796 Siège du château.
Une quarantaine de Vendéens attaque un détachement républicain comprenant 250 hommes. Suite à une contre-attaque, les Vendéens se réfugient dans le château et tiennent 4 jours face aux républicains avnt de se rendre par manque de vivres.
 

La Vendée révoltée

La guerre civile de 1793 qui opposa le pouvoir républicain à 'l’armée catholique et royale' de Vendée marque, de ses stigmates, toute la région. La violence des colonnes infernales de Turreau provoque une unité indéfectible autour de grands chefs vendéens célébrés par de nombreux monuments.Il ne faut pas longtemps pour comprendre la nature de la

Visites commémoratives

-  La Gaubretière : le 'panthéon de la Vendée', le cimetière abrite d’illustres tombeaux, une colonne est érigée sur la place, tandis que sur l’église, une plaque commémorative rappelle les sacrifices de la paroisse.
-  Les Lucs sur Boulogne : l’Oradour de la Vendée. Un Mémorial et les vitraux de l’église évoquent le massacre de 564 vendéens en l’église.

violence des affrontements entre les Bleus, les Républicains et les Blancs, l’Armée catholique et royale. Ce conflit a fait, sur un territoire exigu, plusieurs centaines de milliers de victimes, vendéens et républicains confondus, comme en témoignent les monuments et calvaires des Lucs sur Boulogne, de Saint Sulpice le Verdon, la Gaubretière, Bouin, la Garnache…

La source de ces affrontements, cristallisée par le décret de la Convention du 24 février 1793, relatif à la levée de 300 000 soldats, est surtout conditionnée par plusieurs événements antérieurs : la chute de la royauté le 10 août 1792, l’échec du recrutement des volontaires nationaux, la chasse aux fanatiques (prêtres réfractaires), les nouveaux impôts d’Etat. C’est dans le marais breton que débute le premier soulèvement. Rapidement dispersées, des troupes désordonnées envahissent Challans

Pornic puis se rallient derrière le Chevalier Charette de la Contrie.

Face à une armée Républicaine désorganisée, les premières victoires de la 'Grande Armée' vendéenne sont fulgurantes. Le 1er août 1793, la Convention adopte un décret visant la destruction totale du pays insurgé. Après l’échec douloureux de la 'Virée', dite de 'Galerne', la guerre des partisans s’achève avec la capture des chefs vendéens. Le dernier d’entre eux, le Général Charette, est capturé près du site de la Chabotterie et conduit à Nantes pour y être jugé puis fusillé… Ainsi s’achève la Guerre de Vendée.

 

 

 

 

 

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Commentaires (1)

1. Mini 10/07/2006

Bravo pour ces résumés de ces épisodes tragiques

Les guerres de Vendée font parti des terribles moments qu'une nation doit traverser pour devenir une nation libre et indépendante, tout ne se fait jamais comme dans les images d'épinal.

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