L'optimisme des autorités départementales et celui des représentants en mission sont très vite démentis. La guerre s'adapte aux conditions du pays: haies et chemins creux conviennent parfaitement à la guérilla vendéenne. Les menaces sur le sud-est du département subsistent. En témoigne l'arrêté pris le 10 janvier par le Conseil Général du district de La Châtaigneraie:Vendée chouan
Article 1er: Tous les Genets et ageons accru sur le territoire de ce district et reconnus capable de cacher des hommes, seront arrachés ou coupes dans chaque commune dans le mois qui suivra la publication du présent arrêté. Article 3e: Les bois taillis qui bordent les chemins seront coupes dans le même delais, demaniere à laisser un vide de cent pas entre le Chemin et le Bois. Article 4e: Il sera en outre pratique dans les Bois taillis considérables des Chemins ou passée de trois cent pas pour faciliter le passages des Gardes nationales employée à la Chasses des Rebelles. |
Pour en finir avec la Vendée, le général Turreau (1756-1816) décide d'utiliser la politique de la terre brûlée: le coeur des régions insurgées sera incendié, les rebelles exterminés.
On emploiera tous les moyens de découvrir les rebelles: tous seront passés au fil de la baïonnette; les villages, métairies, bois, landes, genêts, et généralement tout ce qui peut être brûlé, seront livrés aux flammes.... |
Les résultats sont fulgurants: le nord de la Vendée est à feu et à sang.
Boucret séjourna aux Epesses et fit égorger, sur une liste insignifiante, 25 jeunes gens... qui presque tous allaient partir pour la réquisition, faisaient le service de garde nationale et le faisaient bien... Il fit égorger deux officiers municipaux en écharpe, par une erreur de nom, qu'il ne donna pas le temps d'expliquer. Dans le reste de la paroisse, on fusilla à toutes mains, sans exception ni formalité. Grignon m'enjoignit de le suivre à la Flocelière, dont j'étais maire. J'offris de lui donner une liste des grands coupables, il me dit que c'était inutile et fit égorger 6 hommes de ma commune sans me consulter. |
La guérilla se généralise: les incendies, les massacres exaspèrent la résistance des régions insurgées. |
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Le bilan de la réquisition des hommes de 18 à 24 ans, établi entre février et juin 1794, permet de monter l'opposition entre la Vendée bleue et la Vendée blanche: La fidélité du sud du département à la république apparaît avec clarté. Dès le printemps, une proclamation des agents de la commission d'agriculture et des arts avait appelé les insurgés à rendre leurs armes et leur avait garanti une vie calme et paisible. Mais l'insécurité persiste pendant toute la fin de l'année 1794 et le début de l'année 1795.
Nous recevons à l'instant par vôtre courrier l'arrêté des représentants du peuple près l'armée de l'ouest en date du 23 de ce mois; déjà l'inspecteur des subsistances nous en avait transmis copie et les 12 000qx de blés requis de nôtre district sont répartis et le contingent de chaque commune va lui être notifié. si nos communes libres sont protégées, elles satisferont certainement à votre demande, mais sans cela il n'est guere possible que nos cultivateurs battent et vannent leurs blés, car les brigands infectent toutes les nuits nos communes libres, en enlevant les récoltes, les bestiaux, chevaux et massacrent les patriotes les plus connus et les colons qui voiturent des denrées pour la République et pour les patriotes. (Lettre de l'administration du district des Sables à l'administration départementale, A.D.V., L429) |
Dès le début du mois de décembre 1794, la Convention essaie de mettre un terme à la guerre: un décret d'amnistie est voté le 2 décembre 1794
Le 23, la Convention décide d'entamer des négociations avec les Vendéens; le 25 Charette reçoit les premiers émissaires républicains. Les discutions vont se poursuivre jusqu'au mois de février 1795.La paix est signée près de Nantes le 17 février 1795 (Traité de la Jaunaye)
Mais dès le 25 mai, Charette reprend les armes; La tactique de ses hommes est simple: guérilla.
| Les Vendéens:
| Les Républicains:
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En décembre 1795, à partir de Luçon, est lancée une offensive qui menée sur plusieurs axes (Luçon-Les Sables, Luçon-La Mothe Achard, Luçon-La Roche sur Yon Aizenay Apremont, et La Roche sur Yon-Les Essarts), refoule Charette sur son quartier général de Belleville.
Au début de l'année 1796, les colonnes mobiles de Travot traquent Charrette. Des deux chefs vendéens, le premier, Stofflet, capturé dans une ferme où il s'était réfugié, est condamné à mort et exécuté à Angers le 25 février 1796.
Charette ne lui survit qu'un mois. C'est le 22 mars que le général Travot parvient à l'arrêter: conduit à Nantes, Charette est condamné à mort et exécuté le 25 mars 1796.
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