La Vendée à travers l'histoire
Il est des lieux, des personnages qui permettent de comprendre l'identité d'une région, son âme, découvrir ses périodes de rayonnement, ses drames, percer quelques-uns des secrets de la grandeur de ses monuments et de ses paysages... Au cœur de cette histoire s'inscrit encore la Vendée de 1793, de ces temps dramatiques où l'on voit un peuple prendre les armes au nom de la liberté de conscience et vivre un véritable martyre.
La deuxième chouannerie (1795 - Quiberon - 1796) La troisième chouannerie (1797 - 1799) Les persécutions religieuses reprirent avec vigueur, les réfractaires furent déportés. Cadoudal organisa la rébellion en Bretagne, Maine et Normandie, soutenue par une population exaspérée. La Vendée révoltée
La mémoire, force de vie et de culture



Ce sont ces grandeurs et ces stigmates qui font la mémoire de la Vendée. Une mémoire devenue source de vie et de culture.
La conscription de 1793 pour défendre les frontières françaises déclencha une grande insurrection dans les campagnes du Poitou (Vendée) et de Bretagne notamment.
Si en Poitou, l'insurrection s'organisa en armée avec l'encadrement d'une partie des nobles et officiers, elle resta en Bretagne une jacquerie vite matée par la Garde Nationale épaulée par les troupes régulières. La chute de Robespierre marqua une période d'apaisement, la liberté des cultes fut rétablie, mais les chefs chouans voulaient poursuivre la guerre.
Le 27 juin 1795 débarqua à Quiberon une armée de plus de 5 000 hommes transportés par la flotte anglaise rejointe par les nombreuses hordes chouannes.
Les troupes du général Hoche décimèrent aisément cette armée hétérogène au commandement divisé (2 000 morts, 5 à 6 000 prisonniers, 750 condamnés à mort).
Après ce désastre, une paix éphémère ponctuée d'actes de guérilla sporadiques autour de chefs bien implantés comme Cadoudal,fut suivie d'une reprise des combats en 1797, lorsque les monarchistes modérés, qui venaient d'emporter les élections, furent renversés par Barras soutenu par Bonaparte (coup d'état du 18 fructidor).
Les hordes chouannes furent encadrées par des officiers nobles qui en firent une véritable armée, coordonnant les actions, définissant une stratégie : prendre les villes en direction de Paris (Nantes, Le Mans...).
Le retour de la conscription en 1799 favorisa encore l'adhésion des populations. Mais l'arrivée de renforts républicains puis le coup d'état de Bonaparte et sa politique de fermeté mirent un terme à la chouannerie. Après avoir échoué à Vannes en octobre 1799, Cadoudal signa la paix avec le général Brune le 14 février 1800 à St Avé (château de Beauregard). Mais cette paix ne fut pas respectée par les républicains.
Après ses rencontres avec Bonaparte, Cadoudal qui avait refusé les grades que le Consul lui offrait, s'embarqua pour l'Angleterre pour y chercher du soutien puis revint continuer ses coups de main et attentats dans son fief autour de Locoal avant de revenir à Paris où il fut arrêté avec une douzaine de ses fidèles pour avoir comploté avec Pichegru contre Napoléon.
Refusant la grâce de Napoléon, il fut exécuté le 25 juin 1804 en place de Grève, après avoir prononcé ces paroles : 'Mourons pour notre Dieu et notre Roi', reprenant la devise des insurgés vendéens.
Son corps fut remis aux étudiants en médecine. Ses descendants furent anoblis par Louis XVIII et sa ferme de Kerléano fut transformée en manoir.

Le château de Saint Mesmin fut une des premières étapes des colonnes. Un détachement incendia le château, mais seul le donjon et une partie des communs furent brûlés.
1796 Siège du château.
Une quarantaine de Vendéens attaque un détachement républicain comprenant 250 hommes. Suite à une contre-attaque, les Vendéens se réfugient dans le château et tiennent 4 jours face aux républicains avnt de se rendre par manque de vivres.